Apprendre un texte… au coeur de la pédagogie ?

Je me sens aujourd’hui un peu obligé de réagir à certains propos de Lionel Naccache, que j’admire pour son travail et ses recherches, et que je ne peux donc pas laisser glisser sur ce que je pense être soit une erreur d’interprétation, soit un malentendu, dont les anti-pédagogues risqueraient de se saisir, à tort, et à des fins que je ne souhaite pas.

En effet, lorsque Lionel Naccache, au cours de cette très riche et intéressante intervention en juin 2011 au Collège des Bernardin lors d’un débat sur les sciences du cerveau et de l’apprendre, débute la présentation de cette expérience de Karpicke nous dit « on est là au cœur de la pédagogie (…) vous voulez faire apprendre un texte… », je crains que cela puisse prêter à confusion, et il m’est difficile de ne pas réagir.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Et cela d’autant plus que dans mon dernier billet, Compétences, mon pavé dans la mare, je raconte justement combien l’expérimentation des PPRE, menée à la suite des évaluations nationales de CE2, m’avait semblé éclairante sur les mauvaises voies sur lesquelles « l’évaluationnite aigue » pouvait nous mener s’il l’on ne prenait pas garde aux indicateurs choisis et à la pertinence de leur interprétation.

En effet, et bien avant l’expérience scientifique de Karpicke décrite par L. Naccache, notre modeste expérimentation nous avais démontré à peu de choses près qu’effectivement, ce type d’approche travail / évaluation / travail / évaluation / travail / évaluation (mais dans notre cas sur des items et non spécifiquement sur un texte) était « efficace » dans le sens où la « mémorisation » était bonne, et que les élèves finissaient par avoir de bons résultats aux évaluations sur ces items lors de l’évaluation finale du PPRE.

Mais c’est ensuite que se situent nos divergences d’interprétation, voir le malentendu : Car si, comme je viens de le dire, cela semblait donc être une réussite, puisque les élèves « réussissaient » leurs évaluations sur les items ainsi « travaillés », les effets sur l’ensemble du cursus et les compétences des élèves n’étaient eux, absolument pas significatifs ! La distance analogique restait-elle trop grande ? Trop implicite ?

Il fallait donc prendre un autre chemin pour que « ces meilleures performances » fassent sens, et soient exploitables par les élèves ailleurs que dans une évaluation sur ce texte ou ces items.

« Apprendre un texte » ne me semble donc pas être « au cœur » de la pédagogie, et toutes les précautions dont s’entoure L. Naccache me laissent d’ailleurs à penser qu’il en est le premier convaincu. Peut-être justement que l’expression « Apprendre un texte » serait à expliciter et à réfléchir pour pouvoir se rapprocher du cœur de la pédagogie… La question du comprendre ? C’en est donc surement un des éléments, mais il serait simpliste et dangereux pour les élèves et l’éducation de réduire ainsi à cette activité la problématique de l’APPRENDRE et de donner ainsi l’occasion à certains de s’accrocher à ce type d’affirmation pour appuyer leur vision simpliste et erronée des processus essentiels au cœur de l’apprentissage et de l’acte pédagogique.

Les résultats de cette expérience de Karpicke ne me semblent d’ailleurs à ce titre pas particulièrement surprenants et aussi « contre-intuitifs » que ce que le laisse penser L. Naccache. Mais comme il se plait à le dire, il n’est « pas spécialiste de la pédagogie ». Je me réjouis par contre que de tels scientifiques émérites des neurosciences se penchent ainsi sur l’acte pédagogique, et suis persuadé qu’une collaboration accrue avec les sciences de l’éducation nous réserve de belles découvertes et pistes à venir.

Il s’agit maintenant d’aller plus loin grâce à ces sciences somme toute encore bien jeunes, de profiter de leurs éclairages sur ce qui est en jeu dans cette question de l’apprendre à apprendre, des processus en jeu de façon plus complexe et mieux articulée aux processus de création/acquisition des concepts, de la construction de l’abstraction et de la pensée, des nouvelles « apprenances », et de leur donner toute la place qu’elles méritent dans la formation des enseignants.

L’intégralité de la conférence au Collège des Bernardins: Les sciences du cerveau nous aident-elles à apprendre ?
Les sciences du cerveau nous aident-elles à… par college-des-bernardins

Posted in Non classé | Leave a comment

Compétences ? Mon pavé dans la mare…

Il y a en ce moment beaucoup de débats sur cette approche par compétence, qualifiée d’usine à cases par les uns, de solution idéale pour les autres, de bélier pour venir briser la notation pour certains, et d’outils d’évaluation enfin efficace pour les autres, etc.

Et si tout le monde avait un peu raison ?

Et si la vrai question que posaient enfin ces référentiels et cette approche par compétences n’était pas tout simplement la question de ce qui se joue dans l’acte d’apprendre ?

Et si ce n’était finalement pas cela, le fond du problème : qu’est-ce qu’apprendre ?

Alors oui je suis de ceux qui pensent qu’il s’agit là d’un outil dont il faut absolument s’emparer, mais je suis aussi de ceux qui pensent qu’à le détourner de sa fonction réflexive et formative, il risque de ne devenir qu’une mécanisation de plus de l’éducation, de l’évaluation, avec les mêmes effets pervers que d’autres «systèmes».

 

Un nombre certain de cadres, qui voient la révolution numérique et les TICE de façon comptable et «mécanique», y trouvent d’ailleurs une occasion formidable de «numériser» et de «traiter informatiquement» l’acquisition des compétences et leur évaluation, ce qui, à mon avis, finirait effectivement par ne devenir que des usines à cases auxquelles plus personne, hormis les logiciels d’analyse de données, n’y comprendrait plus grand chose.

Mais revenons un peu en arrière, avec l’expérience des PPAP en classe de CE2, il y a quelques années, qui avait été révélatrice de cette problématique. De quoi s’agissait-il?

Le Programme Personnalisé d’Aide aux Progrès (PPAP) faisait suite à la passation du protocole national des évaluations de CE2 en octobre. Cette évaluation comportaient des «items essentiels» indiqués dans le protocole. Lorsque le pourcentage de réussite d’un élève était en deçà d’un certain seuil (75% de réussite) pour ces items essentiels, le PPAP était mis en place pour cet élève, puis évalué vers le mois de mars.

Quels furent les résultats de cette expérimentation à l’époque?

J’exerçais alors dans un établissement classé ZEP entant qu’enseignant spécialisé RASED, et donc directement impliqué dans le processus du PPAP. Or, si très clairement les résultats sur les items essentiels travaillés (bachotés?) furent très bons en mars, l’évolution de l’ensemble des résultats scolaire de ces élèves ne fut absolument pas significative… La seule chose que nous avions réussit, et cela au prix de nombreux programmes individualisés et d’un lourd investissement dans le processus, était de prouver que les enseignants étaient capable de «formater» des élèves sur des items jugés essentiels. En gros, un enseignant qui travaille fortement certains items (bachote?) peut faire réussir un élève à une évaluation… Mais est-ce le rôle de l’école ?

Je pense que se méprendre sur l’approche par les compétences en éducation, en confondant items, objectifs, compétences, évaluation, et en mécanisant l’acte d’apprendre en vue d’une évaluation construite uniquement sur la base d’un référentiel de compétences risque donc de nous amener aux mêmes travers que les PPAP de l’époque.

L’enjeu est ailleurs, il est idéologique, et pose très fortement la question de l’acte d’apprendre, du métier d’enseignant, de la formation…

L’approche par les compétences est un bon levier qui peut faire évoluer les consciences et les pratiques. Mais elle peut tout aussi bien être détournée pour y cristalliser des idéologies peu soucieuses de se questionner sur l’acte d’apprendre et l’acte pédagogique, en mécanisant et en «industrialisant» l’éducation.

La question n’est donc pas tant pour moi de croire ou ne pas croire en l’approche de l’éducation par les compétences, mais de bien être conscient comment et quelles idéologies s’en emparent.

La dette, la crise, les ajustements budgétaires, ne sont que des prétextes à la suppression de postes, à la destruction des RASED et globalement à l’effacement de la prise en compte de la difficulté scolaire. Les vraies raisons sont, là aussi, idéologiques, et il faut en être bien conscient.

Certains pensent certainement qu’une Education Nationale «instrumentalisée» et «industrialisée», et le socle tout comme les référentiels de compétences peuvent très bien servir à cela, sera plus facile à manager… Comme une entreprise de cosmétiques ?

Mais cette méprise risque de coûter très cher à la Nation… L’Education Nationale ne peut pas se permettre d’être en faillite, ni espérer trouver un «repreneur» pour un euro symbolique…

Alors, mesdames, messieurs, je vous invite, plutôt qu’à débattre sur le bien fondé ou non de  l’approche par les compétences, à réfléchir aux idéologies qui souhaitent s’en emparer, et à oeuvrer en coeur pour que la question fondamentale de l’acte d’apprendre, articulée à ce que les sciences cognitives, sociales et de l’éducation peuvent aujourd’hui nous apporter, soit au centre du projet éducatif de l’école de demain.

 

Posted in Non classé | Leave a comment

Innovation pédagogique ? Le quotidien d’un hors-la-loi…

Innovation… Innovation, c’est bien de ce mot que provient la lettre I de ce fameux acronyme ECLAIR, non ? Justement, les écoles avec lesquelles je travaille depuis trois ans sur Colmar, et celle où je travaille principalement depuis la dernière rentrée font parties d’un réseau ECLAIR…

Et pourtant… Dangereux enseignant innovant, c’est en hors-la-loi que j’exerce !

Grâce à un partenariat établit entre l’association Projetice (http://projetice.fr/) dont je suis membre et Smart Interactive, j’ai été doté par Smart, depuis trois ans, d’un TNi tactile (tableau numérique interactif), que, vu l’itinérance de mon travail de maître spécialisé, j’avais choisi «portable». C’est en partie avec ce TNi que sont nés les Petits Dictionnaires des P@reils, projet déjà plusieurs fois mis à l’honneur. C’est aussi ce TNI qui m’a permis de faire entrer les TICES dans les classes pour présenter, mettre en valeur, le travail des élèves avec lesquels j’interviens. Ces interventions ont par ailleurs participé à pousser certains collègues à être candidats pour une dotation municipale de TNi à la dernière rentrée.

Mais ne dites cela à personne, car je sais maintenant que c’est hors-la-loi que j’ai exercé!

Et oui, car un TNi mobile, voyez-vous, cela signifie forcément un vidéo-projecteur posé quelque part pour projeter l’image de l’ordinateur… Et celui-ci doit être alimenté en électricité ! Ouille… Un câble électrique qui «traîne» au sol: pas aux normes!

Mais bon, de toute façon, j’étais déjà grillé, puisque l’ordinateur que je branchais sur le TNi est mon ordinateur portable personnel. Et oui, comme les ordinateurs portables sont des «gadgets inutiles» pour certains responsables politiques locaux, il fallait bien frauder, et venir avec son propre matériel…

Ayant donc innové et travaillé hors-la-loi durant ces années, pour aider au mieux les élèves en grande difficulté et les équipes, pour essayer de diffuser l’innovation pédagogique et le fruit de mes recherches, je fus relativement ravi de disposer à la rentrée 2011, suite à une redistribution des postes spécialisés, d’une salle de classe dans laquelle j’allais pouvoir poser un peu mon matériel itinérant.

Et comme la salle disposait de deux prises Ethernet sur le mur du fond pour connecter les ordinateurs au réseau, il ne restait qu’à installer !

Quelques vis, et hop, le support mural pour le TNi était fixé par un concierge bienveillant. Et puisque l’installation pouvait maintenant être semi-fixe (il faut tout de même que je puisse encore déplacer le TNi de temps en temps dans les classes) il me suffisait de trouver comment installer le vidéo-projecteur et l’unité centrale fixe de la classe (plus besoin d’utiliser mon portable!) de façon sécurisée. Voilà la solution choisie, qui nous permet de ne pas être gêné par les câbles.

Et puisque je disposais de deux autres unités centrales, il me suffisais de les installer dans le fond de la classe, comme cela est le cas dans les classes du cycle III de l’autre bâtiment de mon établissement (une école primaire de plus de dix classes). Enthousiasmé par ma démarche, et plein de bienveillance, le service informatique de la commune a même installé un Hub Ethernet, pour pouvoir y brancher d’autres PC (portables, de visiteurs, de stagiaires…)

Je pouvais donc sereinement me lancer dans de nouveaux projets: Ecriture collaborative (des élèves en difficulté commencent même à écrire depuis leur domicile sur nos pages d’écriture collaborative), Webr@dio, twittclasse, Blog PfisTIC…

Oui mais voilà… L’enseignant innovant est un hors-la-loi !

Et oui, il y avait bien deux prises Ethernet au mur (même plus avec le Hub), mais pour y connecter… 1 ordinateur ! Et oui, car il n’y a qu’une seule prise électrique, et «sinon il faut faire des travaux électriques, et rajouter une armoire électrique…tadada tadada…»

Et voilà que les PC du fond de la classe sur lesquels les élèves écrivent, enregistrent leurs textes pour la webr@dio, apprennent à rechercher sur internet, devaient commencer à produire de nouveaux Petits Dictionnaires des P@reils, font à nouveau de moi un hors-la-loi…

Alors… Se rabattre sur le TNi au moins? Mais non! Vous comprenez, «tous ces câbles, ce n’est pas aux normes, on ne peut pas laisser ça !» «Demandez donc à vous faire installer un autre TBi où tout est au mur, et ce sera réglé.» Ah, il suffirait donc de demander ?

Et alors, une solution ? «Laissez tous ça et allez faire ça dans la salle informatique de l’école.» Seulement voilà, l’innovation pédagogique, ce n’est pas que des TICE, je travaille avec beaucoup d’autres objets, du papier aussi (si si !) et il n’y a pas de TNi dans la salle informatique…

Voilà donc comment je suis condamné à rester un hors-la-loi, parce que je crois en mon travail, et que les élèves avec lesquels je travaille y croient aussi. Il me faudra donc de nouveau travailler avec mon matériel portable personnel, et pour ne laisser aucune trace de câble, brancher sournoisement des ordinateurs portables récupérés et réparés par mes soins (merci aux complices qui souhaitent encore nous y aider, dont je ne dévoilerai pas le nom pour les protéger), pour que les élèves, qui me demandent déjà s’ils pourront continuer à travailler comme cela l’année prochaine, puissent tout simplement vivre au quotidien ce fameux I de ECLAIR.

ECLAIR… Il y a la vitrine, et le quotidien…

 

Posted in Non classé | 1 Comment

Un exemple des effets de cristallisation conceptuelle sur la compréhension.

Cet article va essayer de vous présenter un exemple intéressant de cristallisation conceptuelle (un des éléments théorique de la Zone de Renégociation Conceptuelle),  observé chez des enfants de 9 et 12 ans, F. et H., suite à la projection du film « Super8″.

C’est suite à ce film que je leur ai posé cette « question de compréhension »: Qu’est-il arrivé à la mère du jeune héros du film, Joe, et en quoi cela avait-il un rapport avec le père de la jeune fille, Alice, dont il était amoureux.

Il se trouve que, pour chacun des deux enfants, il était évident que la mère était décédée dans un accident de voiture.

Nous allons voir que, toute la pensée s’était arcboutée sur le concept « accident », cristallisé autour des concepts « route », « voiture » et « mort ».

Les indices dans le film, sont assez clairement exposés, même s’il le sont de façon assez parcellaire, sous forme de puzzle. Voyons-les ensemble…

On trouve les premiers indices, dès le début du film, avec un plan long sur le panneau des jours sans accident dans l’entreprise, qui est « mis à jour », étincelles de métal sur la gauche de l’écran, milieu industriel… Il est vrai que les inscriptions sont en anglais, et que cela crée une difficulté supplémentaire pour des non-anglophones.

A environ deux minutes du début du film, on trouve une scène de discussion entre les enfants: « y’avait quoi dans le cercueil à votre avis? », où sont évoqués les  mots « écrabouillée », « poutre de une tonne », etc.

Au bout d’une heure et huit minutes de film, Alice donne plus d’informations : « il était saoul ce matin là… » et explique que, le jour de l’accident, son père n’a pas pu être à son travail, et que c’est la mère de Joe qui a pris sa place à son poste, et qu’il aurait préféré être à son poste quand cela est arrivé.

Une vingtaine de minutes plus tard, scène dans la voiture entre les deux pères: « c’était un accident », réplique qui a un effet très fort de cristallisation sur « ACCIDENT DE LA ROUTE ». D’autant plus que la scène se déroule dans une voiture, qui roule, ce qui a pour effet un renforcement très fort, par conformation, de l’idée que c’est un « accident de la route » qui est la cause de la mort de la mère.

On observe donc que tous les éléments dispersés pour nous expliquer ce qui s’est déroulé, à savoir, que la mère de Joe travaillait dans la même aciérie que le père d’Alice, que celui-ci était saoul et n’a pas pu être à son poste ce jour-là, que c’est donc la mère de Joe qui a pris ce poste, et qu’une poutre en acier d’au moins une tonne a écrasé celle-ci alors qu’elle travaillait à ce poste, sont en quelques sorte balayés par un effet de cristallisation du concept accident autour de « voiture », « route ».  L’idée d’un accident « du travail », « autre » que « de la route », n’arrive pas à émerger dans un concept « accident » trop cristallisé, avec une Zone de Renégociation Conceptuelle (ZRC) trop petite, voir inexistante.

Un autre élément qui a conforté l’idée d’un accident de la route (cristallisation) selon H. :
A une heure et trois minutes du film, le père d’Alice  la poursuit et fait un accident avec sa voiture alors qu’il est alcoolisé (« comme si c’était déjà arrivé »).

On pourrait donc modéliser ainsi l’état de ces concepts pour ces deux enfants ainsi :

On voit ici que le concept « accident » est fortement cristallisé et que les concepts « travail » (industrie, usine, aciérie, fonderie, bureau…) ou « domestique » n’y sont pas liés. C’est le travail de construction d’une Zone de Renégociation Conceptuelle qui va permettre de mettre en lien ces concepts et d’améliorer les capacités de compréhension et d’apprentissage.

Et enfin, suite au travail sur les éléments constitutifs des concepts et les p@reils, l’état de lien entre les concepts « accident » et « travail »:

Il va sans dire qu’il ne s’agit ici que d’une modélisation simplifiée, qui ne se veut nullement exhaustive quand aux constituants de l’état de chaque concept, son seul but étant de vous introduire à la théorie de la ZRC et des p@reils avec une situation ordinaire de compréhension d’un média en exposant comment les p@reils et la ZRC interviennent dans cette fameuse « compréhension »…

Ne pensez-vous pas que de telles choses se produisent très souvent dans vos classes? Autour de vous ?

En espérant avoir titillé vos neurones…

Posted in Non classé | Leave a comment

Petite introduction aux p@reils, vers la théorie de la Zone de Renégociation Conceptuelle…

Voilà un petit Prezi d’introduction aux p@reils, en attendant une présentation plus pointue de la Zone de Renégociation Conceptuelle,  approche théorique de la construction des concepts, et de l’apprentissage, issue de ma recherche-action sur apprendre à apprendre.

 

Posted in Non classé | Leave a comment

Le Tableau Numérique Interactif : collaboratif ?

Des « corps opposants » à la collaboration.

Dans la profusion de projets de classes en réseau (bon, j’exagère un peu d’accord, mais imaginons !), de classes numériques, avec un PC ou une tablette par élève, il me semble important de ne pas oublier ce que peut apporter un TBI (Tableau blanc numérique Interactif) notamment au niveau de l’apprentissage de la collaboration et du vivre avec l’autre. Car au moment où la présence policière, les caméras de vidéosurveillance fleurissent dans les esprits pour essayer de résoudre la question de la sécurité dans les établissements, mieux vaudrait peut-être se questionner et se pencher sur tous les leviers dont nous disposons pour aider à apprendre à vivre ensemble dans un monde où de plus en plus, la contrainte c’est l’autre, et donc où réduire la contrainte revient, de façon simpliste, à réduire l’autre.

Et si le TBI avait sa place dans notre arsenal d’outils pour apprendre à vivre ensemble ?

Illustration : Il s’agit d’une séance de remédiation pédagogique (c’est mon métier, donc forcément…) sur la question du lire-écrire, avec un groupe de quatre élèves de CP en difficulté. Nous avons déjà fait ensemble un petit bout de chemin dans la découverte et l’étude d’une lettre très intéressante de notre alphabet, la lettre N. Elle est particulièrement intéressante parce que son comportement est complexe et riche, et qu’elle permet de bien approcher la question des interactions entre les lettres, les règles et les lois, qui régissent la langue, mais c’est un autre sujet (un autre billet ?). Pour cette séance, il s’agit de classer dans un tableau à plusieurs colonnes, un certain nombre de mots qui sont apparus dans nos recherches sur cette lettre (albums, textes de classe, twitts…).

Bref, une séance somme toute assez ordinaire jusque-là. Ce qui va la rendre beaucoup moins ordinaire tient dans l’exploitation du TBI pour effectuer ce travail !

Les élèves ont donc devant eux, sur leur table, le tableau papier avec autant de colonnes que de sons produits grâce à la lettre N, et les étiquettes des mots de notre collection à y coller. Seulement, voilà, ces élèves étant en difficulté, ils doutent encore sur la prononciation de la majorité des mots de la collection.

Et voilà le TBI qui entre en action. Comme il est assez facile d’associer un fichier son (le mot lu) à une étiquette, chaque mot de notre collection pourra être écouté en cliquant dessus, chouette. Les mots de la collection sont invisibles au départ, car tous superposés dans un coin du tableau où chacun viendra piocher un mot, dans un premier temps chacun son tour, puis dans un deuxième temps (et c’est là que la question de la collaboration et du vivre avec l’autre prend toute sa place !) de façon libre.

Si l’intérêt du son associé pour vérifier, confirmer ou simplement dévoiler la lecture de la graphie qui nous intéresse pour notre travail sur la lettre N est évidente, l’élève pouvant ainsi sans crainte se risquer à des hypothèses de lecture qu’il vérifie par lui-même au tableau en cliquant sur le mot (il doit ensuite coller son étiquette mot papier dans la bonne colonne de son tableau papier sur sa table), ce qui devient encore beaucoup plus intéressant, c’ est la façon dont le groupe va gérer le fait que le TBI « ne réponde qu’à un seul doigt » alors qu’il y a maintenant huit mains présentes, et encore bien plus de désir de pouvoir cliquer sur le mot choisit, ou déjà pioché par un camarade, pour vérifier son hypothèse de lecture de ce mot !

Et bien ?

Il fallut alors réellement, et le groupe n’avais pas le choix, le TBI imposant sa contrainte, construire des stratégies de collaboration, pour que le travail puisse avancer, que chacun y trouve son compte, et que l’objectif soit atteint pour chacun.

Ce moment fut très riche, pour eux comme pour moi, et le retour que nous avons fait sur ce qui s’était déroulé, la façon dont ils avaient su organiser leurs actions au fur et à mesure, profiter de celles des autres en attendant de pouvoir agir (ayant saisi et anticipant que l’autre allait devoir retourner à sa table à un moment), partager leur travail, entre le TBI et leurs tables, construire du respect là ou chacun voulait d’abord s’imposer, s’aider finalement de façon très efficace, fut très valorisant pour eux, leur révélant des capacités et des compétences qu’ils ne se soupçonnaient même pas avoir.

Ce qui fut très intéressant dans cette séance, et qui n’aurait pas pu avoir lieu de la même manière chaque élève étant devant sa tablette ou son PC, c’est ce rapport au corps de l’autre comme contrainte : le TBI n’accepte qu’un seul contact, et je veux que ce soit le mien alors que nous sommes plusieurs : comment gérer cela. Or c’est bien de ce rapport d’opposition entre les corps, me semble-t-il, qu’il est le plus question quand on parle d’insécurité dans les établissements ?

Finalement, pour eux, ce fut l’apprentissage qui eut gain de cause : mon corps et le corps de l’autre ne se faisaient plus obstacles, mais coopéraient finalement dans un but commun, la réussite de chacun.

Alors oui, je pense qu’une certaine façon d’exploiter un TBI peut aussi participer à une meilleure socialisation des élèves, et à travailler avec eux la gestion des contraintes, des frustrations, des « corps opposants », tout en avançant dans l’apprentissage de la lecture, car au final, ce fut également un succès pour le classement des mots selon les sons produits par la lettre N, et des premières observations et remarques sur les lettres voisines très intéressantes émergèrent lors de la séance suivante !

 

Posted in Articles | Leave a comment

TBI: vous avez dit interactif ?

Ou, quand les contraintes créent de l’interactivité…

Alors voilà je voulais mettre mon petit grain de sel dans le débat qui agite beaucoup certains acteurs de l’éducation en ce moment autour des TBN (tableau blanc numérique), de leurs apports ou non et de leur place à donner dans un espace d’apprentissage (enfin, c’est comme cela que je l’envisage).  Et c’est justement sur ce versant de l’espace, finalement peu évoqué contrairement à celui de l’accès aux ressources que le TBN permet, que je vais faire ce premier billet.

Nous sommes à peu près tous d’accord qu’il arrive que l’outil ne serve finalement que de tableau « amélioré », ce qui est encore beaucoup le cas, mais ne jetons pas la pierre à ces enseignants, qui souvent sans formation et sans aide particulière se lance dans l’exploitation d’un TBN. Et pourtant, ces outils ont des atouts pédagogiques dont on ne parle pas beaucoup, et que les fabricants tentent même de faire disparaitre étant pour la plupart issus du monde de la présentation en entreprise.  En effet les fabricants recherchent en permanence à réduire les contraintes liées à leur produit. Et si ces contraintes étaient justement des leviers pour le pédagogue ?

Je vais donc vous parler de l’ombre portée sur le TBN portable (SmartBoard) avec lequel je travaille. En itinérance, un de ces maîtres E qui sévissent encore, et travaillant avec de très jeunes enfants, j’installe le TBN avec son vidéoprojecteur pratiquement au sol. De ce fait, dès que l’on se place devant le tableau, le corps coupe le faisceau lumineux du projecteur. Beaucoup d’enseignants sont gênés par cette ombre portée et se réjouissent de pouvoir posséder un TBN plus moderne avec un vidéoprojecteur à très courte focale.

Et bien dans le cadre de mon travail (maître spécialisé psychopédagogie dans le cadre d’un RASED), je ne changerais pas pour un tel TBI car cela reviendrait à me séparer d’un outil essentiel dans le travail de remédiation pédagogique et d’aide à la construction de la pensée chez les jeunes enfants. Car oui, cette contrainte forte due à l’outil (si je suis entre le vidéoprojecteur et le TBN personne, ni moi-même ne voit ce qui se passe) crée de l’interactivité et engage un ensemble de processus très riche au niveau de la pensée de l’enfant, de la construction de son schéma corporel, de sa capacité à anticiper ses actions et à analyser ses interactions avec le projecteur, le tableau et les autres.  Les enfants doivent agir avec cette contrainte, l’analyser, l’intégrer et  réfléchir, anticiper leurs gestes, leurs actions pour réussir l’activité sur le TBN. L’attitude première face à cette contrainte est d’ailleurs pour moi un outil d’évaluation intéressant de l’état des processus cognitifs des élèves avec lesquels on me demande de travailler.

J’ai à l’esprit un cas d’élève de grande section de maternelle, « coincé », le corps exprimant de grandes tensions intérieures face aux apprentissages, qui, lorsqu’il découvrit le TBN, ne put rien faire, figé qu’il était avec les bras collés au corps. Mais de voir le plaisir de ses camarades à manipuler les objets, à dessiner sur le tableau (vous voyez qu’ici la ressource n’a pas beaucoup d’importance, c’est bien la situation et sa dynamique qui importent), l’envie d’utiliser lui aussi cet outil étaient trop forts.  Et il s’y mit. Avec brio même. La troisième séance fut une danse, tant les déplacements de cet élève devant le tableau ressemblaient à une chorégraphie, une chorégraphie numérique. Le TBN était devenu  TBI : interactif. Il participait à la danse de cet élève, danse qui le décrispait face aux apprentissages.


J’exposerais dans un prochain billet l’intérêt à ce que le TBI soit tactile et qu’il ne reconnaisse qu’un seul point de contact dans une activité où plusieurs élèves sont amenés à utiliser le TBI dans un travail en groupe.

Posted in Articles | 1 Comment

Bonheurs pédagogiques…

Je ne résiste pas à l’idée de faire un petit billet sur un moment de bonheur pédagogique vécu ce jour.

Ceux qui nous suivent sur Twitter (@Pareils_FR) ont peut-être vu passer le tweet d’un des petits groupes d’élèves en difficulté  avec lesquels je travaille sur le projet des petits dictionnaires des P@reils, un tweet qui vous informait qu’ils allaient présenter aujourd’hui le résultat de leur travail au reste des élèves de grande section maternelle de leurs classes.

La présentation se fait grâce au TBi portable installé dans une des deux classes concernées.

Je vous raconte d’abord brièvement le travail effectué avec le groupe.

Ce sont des élèves qui travaillent sur les petits dictionnaires des pareils (que vous pouvez d’ailleurs retrouver dans le dernier mis en ligne) et avec lesquels nous avons tenté de voir comment profiter de ce travail pour ce qui est des procédures.

J’ai donc choisi de travailler (grâce au TBi) sur deux des jeux mis à disposition par l’Inspection académique de la Mayenne sur leur page  « Si on jouait aux maths » (http://appli-etna.ac-nantes.fr:8080/ia53/tice/OLD/liens_ressources/ressources/expo_maths/index.html) : COLOKU, puis MOZAÏK.

Le premier jeu, devait notamment permettre de retravailler sur les couleurs, sur le choix des attributs pour faire une collection, sur le concept de manque (il manque une couleur), et différentes questions d’organisation spatiale.

« Combien est-ce que tu vois de couleurs ? »

Evidement, comme beaucoup d’élèves qui entendent « combien », tous se mettent à compter non pas les couleurs, mais les ronds dispersés sur la feuille… J’aime ces petites questions pièges… réflexion… retentative… aide de  l’ordinateur si nécessaire (animation où les points de même couleur se rassemblent en un seul point pour ne faire plus que quatre points sur la feuille)… On se rend compte que si on veut compter les couleurs il faut compter : jaune, vert, bleu, rouge, on trouve donc qu’il n’y en a que quatre, et nous voilà prêts pour découvrir le premier jeu : COLOKU.

Vous voyez qu’il ne s’agit que d’un très simple Sudoku COULEUR (niveau facile sur cette image).

Nous découvrons donc le jeu, manipulons, essayons, posons des hypothèses que nous vérifions, avec tout un travail sur le vocabulaire et l’investissement entraîné par la volonté d’argumenter pour chacun sa proposition, son hypothèse.

Bref, le jeu est compris et maîtrisé (comme on dit dans les livrets !) et les élèves réussissent même seul pour certains dans le niveau supérieur. Ravis par leurs réussites, mis en valeur par le résultat de leur travail, ils se sentent donc prêts pour un autre jeu encore plus complexe (et c’est bien comme cela que je leur présente !).

Mais, je les prépare aussi à retravailler sur les « pareils » pour aborder le second jeu. Nous  allons devoir trouver ce qui est pareil entre le premier jeu COLOKU dans lequel ils sont maintenant brillants, et ce nouveau jeu plus complexe, MOZAÏK :

Voilà les aides que j’ai ajoutées pour le travail avec ce groupe :

Je vous laisse observer et deviner tout ce que les élèves ont trouvé de « pareils » entre les deux jeux, puis à l’intérieur même de MOZAÏK et de cette présentation!  Époustouflant ! Si, si je vous assure ces élèves étaient vraiment en difficulté !!

Lorsque je rapportais à leurs enseignantes comment cela se déroulait dans les groupes, elles avaient du mal à y croire… Mais comme cela est chaque fois prévu, elles allaient bientôt pouvoir le découvrir lors de la présentation aux classes…

Bref, voilà la mosaïque complète que les deux petits groupes ont obtenue lors de la dernière séance :

Ils étaient bien prêts pour la présentation d’aujourd’hui avec le TBi installé spécialement dans la salle de classe…

Ce fut un de ces moments qui font s’envoler tout le poids des heures de travail, de doutes, de recherches, puis de doutes à nouveau. Un moment de bonheur pédagogique…

La joie de voir le regard ébahi des enseignantes devant la maitrise par ces élèves des objets et outils d’apprentissages devant la classe, leur surprise d’entendre des voix et argumentaires presque inimaginables pour elles, et le plaisir de voir dans les yeux des enfants « experts » la confiance, la fierté, l’étincelle…

Un vrai moment de bonheur, oui vraiment.

Quel métier formidable…

Posted in Articles | Leave a comment

Les PDDP à l’honneur dans la presse nationale!

Malgré la neige, les perturbations dans les transports, elle a pu venir jusqu’à Colmar depuis Paris. Elle, c’est la journaliste du Monde qui, ayant découvert le projet des Petits Dictionnaires Des P@reils à Cap Town, a voulu en savoir encore plus, et en faire un reportage. Nous avons donc eu le  plaisir de la voir se joindre à nos groupes de remédiation de ce vendredi après-midi froid de décembre. Initialement le reportage devait commencer dans la matinée, et le groupe de CP en travail sur les règles de la combinatoire avec la lettre N et sur  la production des éléments d’un nouveau PDDP (PDDP 4PL) fut fort déçu de ne pas voir arriver la journaliste attendue mais hélas retardée par l’hiver. Une raison de plus pour bien faire notre travail de préparation pour que le nouveau petit dictionnaire numérique puis être en ligne pour pouvoir lui  montrer le fruit de nos travaux !

Pour le reste de la journée je vous laisse découvrir comment en quelques mots Mlle COLLAS a choisi de présenter le travail et le projet dans ce bel article qui est paru dans les pages Psychologie du Supplément Éducation du Monde du 15 décembre 2010 ici (format PDF).

Posted in Articles | Leave a comment

Premier petit billet sur la semaine sud-africaine du WWIEF 2010 à Cape Town.

Tout d’abord un grand merci à MICROSOFT, l’organisateur. Parce que oui cela fait du bien de se sentir soutenu, de voir son travail reconnu, de pouvoir le partager hors les murs et de pouvoir le confronter au regard et à l’analyse des pairs embarqués comme moi dans l’innovation pédagogique. Et que cela se  passe sur une terre d’ailleurs, un horizon lointain fait pousser des ailes à nos idées, nos rencontres, et nos projets… Que cette terre soit en plus une terre de contraste, de différences et d’espoirs  n’est que plus adaptée à une rencontre pour l’innovation dans l’éducation à l’heure où en nos vieux pays en crise l’éducation n’est plus une priorité gouvernementale et où les enseignants sont de plus en plus  malmenés dans leurs statuts, leurs valeurs, leurs formations…

 

Déjà la belle campagne de SMART (http://smartloveoflearning.com ) m’avait ému dans l’hommage qu’elle rend aux enseignants. Notre propre employeur ne semble lui pas capable d’un aussi bel hommage à tous ses ouvriers de l’hombre que sont ses enseignants, tout occupé qu’il est à « manager », « optimiser », « économiser »…  et finalement vider de sa substance un service public d’exception.

Alors si durant cette semaine à Cape Town nous avons été à la fois les « leaders » de l’éducation, voir même les « Rock Stars from the Education », et que cela a pu nous faire rire, cela fait du bien et redonne un petit coup de punch pour continuer dans la bataille de l’innovation éducative.

Merci aussi à nos PIL Manager qui ont su organiser de conviviaux diners  (francophone et européen pour ma part) qui ont été de vrais lieux de partage, de rencontres et de découvertes.

C’est peut-être le point sur lequel je trouve que l’organisation à le plus de progrès à faire : permettre de mieux partager et échanger. Comme je regrette que  nos VCT (Powerpoint de présentation du projet) qui comportent une quantité importante d’informations (niveau du public, type, domaine, âges, intervenants, mots clés, logiciels..) n’aient pas été plus exploités pour nous permettre de nous rencontrer autour de thèmes qui nous étaient communs !

Il aurait suffi de créer une base de données avec toutes ces informations, base avec laquelle nous aurions pu faire des recherches par mots clé pour nous créer des groupes d’intérêt, nous permettre d’organiser le peu de temps disponible pour autant de projets et de participants à rencontrer. Cela aurait certainement dynamisé les réflexions et les échanges, et permis de ne pas rater le projet qui justement traitait lui aussi, mais d’une autre manière, ou bien avec d’autres stratégies un domaine qui nous intéresse, mais que l’affiche et le stand ne dévoilaient pas. Il est par ailleurs toujours possible de créer une telle base dans le cadre du projet PIL, permettant ainsi un référencement de tous nos projets.

Car pour beaucoup la langue fut tout de même un frein à la découverte et à l’échange notamment autour de nos projets. Alors même si je suis personnellement ravi d’avoir eu à autant parler la langue de Shakespeare durant cette semaine sud africaine (si  si même avec le dictionnaire de poche pendant les repas, il y a des témoins!) il aurait été judicieux de profiter de la présence de six écrans géants lors des keynotes pour afficher en traduction simultanée dans les grands groupes de langues (arabophones, francophones, russophones, asiatiques, germanophones) les discours des intervenants. Même si la langue d’échange reste l’anglais, la perception pour chacun des concepts et des discours en serait plus fine et du coup la culture commune aux participants plus forte et donc plus fédératrice et plus apte à alimenter les débats et discussions, et donc les rencontres. Non ?

Finalement, pour un forum des enseignants innovants et de l’innovation pédagogique il reste peut-être encore quelques progrès pédagogiques à faire, et à innover pour la prochaine fois ! Mais je suis bien certain que, ouverts à toutes les idées intéressantes et innovantes, les organisateurs du prochain forum sauront entendre nos avis et encore surprendre et réjouir les participants comme cela a été le cas durant cette magnifique semaine à Cape Town.

Posted in Articles | Leave a comment